25 août 2004
Médailles en chocolat?
Je
vois caracoler les USA et la Chine en tête du classement des médailles
olympiques avec une moue dubitative. Ces pays ont de fortes cultures
sportives c'est un fait mais pourquoi ne pas essayer de relativiser ce
classement par rapport à la population totale des pays concernés.
Voilà le
taleau des médailles olympiques au 25 aout 2004 à 16:00, classement
donné en temps réel par le site officiel www.athens2004.com.
Et voiçi le classement si on pondère le nombre de médailles d'or obtenues par le nombre d'habitants de chaque pays:
C'est désormais l'Autralie qui caracole avec 0,7 médailles d'or pour un million d'habitants.
Et le même classement mais cette fois si on pondère le nombre de médailles total par la population:
Cette
fois çi c'est encore l'Autralie qui prend la tête et de loin avec 1,9
médailles pour un million d'habitants. La France 3 éme tout de même.
Conclusion
Bref
tout ce petit jeu pour dire que plus la population d'un pays est
importante plus ce pays serait censé obtenir de médailles car la
probabilité de trouver un athlète présentant des capacités hors-normes
serait également plus importante. Bien sur il y a d'autres critères qui
rentrent en compte comme le niveau de vie du pays en question qui
permet aux athlètes de s'entrainer dans de bonnes conditions etc....
Mais ça permet de relativiser un peu la "domination" américaine. On
constate que le densité de champion est plus importante en France
qu'aux USA, nos méthodes d'entrainement ne sont donc pas si dépassées
(en réponse aux critiques conte l'athlé et le judo qui font choux
blanc) elles sont au contraire efficace de ce point de vue.
Dans le
même ordre d'idée, si on sommait l'ensemble des 17 pays européens, le
nombre de médailles aqcuises serait bien plus important que celui des
USA ou de la Chine.
(Et pourquoi pas un classement des pays qui encourent le plus grand nombre de cas de dopage?)
Oeil Laser
Vu dans la très bonne newsletter de l'Oeil-Laser.com
" E-commerce : les experts avaient-ils tort ?
Telle fut la question posée lors de la conférence tenue à l’ Échangeur
le 11 juin dernier à l’initiative de Philippe Lemoine, Président de
LASER, à laquelle participaient trois cabinets d’analystes : Forrester
Research, Gartner Group et Jupiter Research. Il s’avère que les experts
avaient vu juste dès 1998 en estimant que le chiffre d’affaires du
commerce électronique américain s’élèverait à 108 milliards d’euros en
2003. En réalité, il a atteint 100 milliards.
Pourquoi le krach ?
Selon Philippe Lemoine la faute revient essentiellement aux milieux
financiers, qui avaient conservé le modèle d'évaluation, établi entre
1975 et 1995, selon lequel les gains de productivité se traduisaient
non pas par des baisses de prix mais par des profits supplémentaires
reversés aux actionnaires. Les analystes ont cru qu'il en serait de
même avec l'arrivée d'Internet, or le Web favorise
la concurrence pure et parfaite avec notamment les comparateurs de tarifs ; aussi les prix ont baissé massivement.
En conclusion, les profits ont été au départ moins mirobolants que prévus. "
Il est vrai que Internet favorise l'avénement du fameux paradigme de la
concurrence pure et parfaite chère aux microéconomistes. Les conditions
pour parler de concurrence pure et parfaite sont:
- l'atomicité du marché c'est à dire un grand nombre d'acheteurs et de
vendeurs. Ce qui est le cas sur Internet, les chiffres du commerce en
ligne en attestent avec plus de 75 Millions de cyberacheteur en Europe. par exemple;
- l'homogénéité des produits qui doivent être identiques pour être
comparables ce qui est le cas dans une société indutrielle de produits
manufacturés. Un vol Paris-NY en en 2nd classe est comparable quelque
soit la compagnie aérienne.
- libre entrée sur le marché: de nombreuse PME peuvent accéder à Internet, des solutions e-Commerce tout en un coutent moins de 1800 HT par an par exemple;
- transparence du marché: c'est un des fers de lance d'internet,
l'accès à l'information claire et expliquée, les moteurs de comparaison
tel que kelkoo de prix offrent une vision précises des offres d'une
quantité finie mais suffisament grande de cybermarchands;
- mobilité des facteurs de production: travail et capital se dirigent
vers les emplois les mieux rémunérés. Ce qui est encore le cas depuis
l'avénement d'Internet, la bourse me semble ouverte à tous grace aux
e-Traders et les sites tel que keljob.com favorisent la recherche
d'emploi permettent d'optimiser le marché de l'emploi. Le télétravail
est également une forme de liberté de mouvement du capital humain.
Toutes les conditions sont donc réunies pour que les prix baissent, les
entrprises ne sont pas en position de force. Seul entrave a ce
phénomène, le début de la consolidation du secteur (rachat de iBazar
par eBay par exemple) et quelques anomalies: la SNCF qui possède le
monopole de la vente de billet de train en ligne.