03 août 2004
Toulouse gagnante
Je ne suis pas passionné d'architecture mais là c'était trop fort. Je
suis tombé avant-hier sur la nouvelle médiathéque de Toulouse José Cabanis
tout recemment inaugurée. La batiment est splendide, complétement dans
le ton de la ville avec ses briques rouges ses arches métalliques et
ses surfaces vitrées. Un système de volets orientables optimise la
luminosité à l'intérieur du batiment, ni aveuglant ni trop sombre,
c'est mieux pour lire.
La batisse redynamise le quartier de surcroit puisqu'elle a été construite à proximité de la gare.
En
fait j'ai vécu une journée dans l'an 2004 tel que je me l'imaginais
petit. Transporté par le métro sans conducteur aux porte du batiment
lui même terriblement moderne. C'est sur ce point que je voudrais
insister. On se croirait un peu dans Minority Report de Spielberg, des
écrans plats d'ordinateur partout où on pose le regard, des téléviseurs
16/9 diffusant des chaines de tous les pays, tout en verre et en bois.
La
médiathèque musicale regorge de CD en libre accès et de DVD, sans
compter l'accès Internet auquel je me suis essayé aprés inscription en
3 minutes alors que je ne suis même pas habitant de la cité. Souris
infra-rouge bien sûr.
Quel
regret que les ordinateurs bien dissimulés ait-été des IBM accompagnés
d'écrans IYAMA et de souris Logitech. Un beau Mac n'aurait pas fait
tâche. Mais voilà pour se faire il aurait fallu un Mac dont l'unité
centrale soit dissociable de l'écran pour en empêcher l'accès, exit les
iMac, eMac donc. Il aurait fallu une unité centrale associée à un écran
peu cher et ça Apple ne sait pas faire. ( On voit mal un G5 accompagné
d'un Cinéma Display vu le prix du couple pour un accès Internet... Oui
mais un Power Mac G4 me direz-vous... Je ne vois pas la Mairie de
Toulouse installer des ordinateur en fin de vie dans un pôle
d'ultra-modernité) Enfin une belle occasion d'être visible de perdue,
encore.
Petite critique de l'édifice: pas d'accès wi-fi et très peu de chaises pour s'attabler.

Apple à la côte.

Quand une entreprise se porte bien on en profite pour parler finance, alors procédons comme il se doit au lendemain d’annonces qui font de cette année un excellent crû (iTunes en Europe, PowerMac G5 upgradé, iMac G5, nouvel iBook G4, iPod 4G, MiniPod en Europe, Airport Express, eMac upgradé, nouveaux écrans...) et voyons un peu comment se comporte le titre Apple à la bourse américaine.
Le cours de l’action AAPL du Nasdaq est en hausse constante depuis 20 mois, le titre est passé de 15 à 32 euros sur cette période.
Mais si encore un tel résultat était obtenu dans un contexte favorable, une période de croissance globale de la bourse Apple profiterais juste de l’embellie générale. Mais ce n’est pas du tout le cas. En effet là où le titre Apple double depuis le milieu de l’année 2003, le Nasdaq (l’indice boursier des valeurs technologiques américaines) lui stagne voire même baisse de 10% depuis début 2004. Apple performe le Nasdaq. Apple performe les ténors de l’économie américaine.
La comparaison n’est pas complétement pertinente mais elle fait chaud au coeur des macophiles. Le titre Apple performe aussi l’action Microsoft et ce depuis le début de l’année 2004. L’action de la firme de Redmond stagne dans de fortes variations entre 24 et 30 euros.
Les effets d’annonces de Steve Jobs sont donc efficaces, les campagnes de publicité également car l’engouement pour les titres estampillés Apple ne retombe pas. Le volume moyen des échanges de titres de la firme de Cupertino est passé de l’ordre de 3 millions en 2003 à 6 millions en 2004.
La solidité financière d’Apple y est aussi pour quelque chose. Les revenus sont en hausse de 30% au troisième trimestre 2004 par rapport à celui de 2003 et les coûts de cette croissance sont maitrisés puisque la marge brute est en hausse de 1% à près de 29% (un taux de marge dont réveraient beaucoup d’industries). Apple grandit et cette croissance est saine et équilibrée.
Mais par delà les chiffres c’est la confiance du marché qui est solidement galvanisée. En dépis des mauvaises nouvelles qui représenteraient des scandales "en temps normal" le titre reste orienté à la hausse. Et pourtant, Apple est actuellement dans l’incapacité de vendre des iMac et cela pas parceque la demande est trop forte comme pour l’iPod mini mais parceque l’iMac G5 a du retard et que le retrait du G4 a été ordonné trop tôt. Incroyable, un vendeur d’ordinateur qui ne vend plus d’ordinateur.
Mais l’iMac était déjà en perte de vitesse bien avant, donc la pilule passe un peu mieux. Reste que Steve Jobs a interêt à ne pas se tromper quant à l’iMac G5 pour que les ventes redécollent comme à l’époque glorieuse du premier iMac qui a ramené à la vie Apple.
Encore une fois, Apple est attendu au tournant mais le succès de l’iPod et d’iTunes lui donnent enfin une marge de manoeuvre confortable. La stratégie a payé, la diversification opérée rend l’entreprise moins sujette aux variations des résultats sur un marché unique, l’ordinateur. Désormais tous les oeufs d’Apple ne sont plus dans le même panier.